ALBACRAFT Pourquoi ?

Le projet est né à la suite d’une animation pédagogique organisée par l’éducation nationale sur le thème de la coéducation. Cela a commencé par des prises de contacts avec d’autres établissements scolaires du secteur (Alba-la Romaine), ainsi que d’autres partenaires pour donner une nature véritablement collaborative à ce projet.

Problèmes identifiés

  • Difficultés des élèves en production d’écrit et résolution de problèmes mathématiques (notion d’échelle et de proportionnalité) ;
  • Peu de rencontres entre les différentes écoles du bassin du Teil ;
  • Lien distant avec les familles ;
  • Climat scolaire parfois délétère.

Visant une réalisation destinée à un public authentique, ce projet permet aux élèves de construire et approfondir les compétences du socle commun tout en s’appropriant le patrimoine de leur territoire. Il induit également chez eux un usage critique, réfléchi et responsable de l’outil numérique, en tant que producteurs de contenu. Plusieurs classes de différents établissements scolaires ainsi qu’un centre de loisirs et une association, ayant chacun en charge un bâtiment précis, coopèrent pour réaliser l’ensemble de la cité antique.

Chaque partenaire impliqué contribue également à la réalisation du projet : apport scientifique et médiations ciblées du musée, accompagnement pédagogique et technique de Canopé.

Qui ?

Pour l’année scolaire 2019-2020, ce sont 5 classes de deux nouvelles écoles ainsi qu’un centre de loisirs et une association qui participent à la deuxième saison (ALBACRAFT#2). Les partenaires sont le Musée archéologique départemental, la communauté de communes et le réseau Canopé.

Le projet a été co-construit dans une logique de territoire, associant les collectivités et l’Education Nationale en partant de l’identité du territoire et de son histoire. La coordonnatrice en charge de l’EAC au sein d’une CTEAC et la chargée de mission du musée ont beaucoup contribué à cette conception.

La variété des interventions du Muséal et leurs liens avec le travail en classe a aussi été innovante : apports scientifiques précis, mise à disposition de documents archéologiques authentiques, visites du site, rencontres avec les médiatrices et des chercheurs : autant de ressources sur lesquelles les élèves ont pu s’appuyer pour acquérir des connaissances et réaliser leur projet.

Où ?

Le projet a d’abord impliqué 8 classes de 5 écoles situées sur un même bassin éducatif, mais très différentes les unes des autres (milieux ruraux et urbains, classes sociales hétérogènes, deux dispositifs Ulis).

L’immense majorité de ces élèves n’étaient jamais allés au Muséal, pourtant situé à moins de 20min, avant le projet. Pourtant proches les unes des autres, les écoles n’avaient aucun contact entre elles, et les élèves avaient tendance à ne pas beaucoup se mélanger une fois arrivés au collège.

Pour l’-2020, ce sont des élèves de milieux ruraux (Alba la Romaine et centre de loisir de St-Lager Bressac) et urbains (le Teil) qui sont concernés.

Il est a noté que l’école du Teil a été durement touchée par le séisme du 11 novembre 2019 et a dû déménager à Viviers, mais il a été décidé de poursuivre le projet tous ensemble.

Auteur : broumanet
Publié le 18/02/2020
Modifié le 18/02/2020